La vitamine C exerce une multitude d’effets bénéfiques sur les fonctions cellulaires du système immunitaire inné et adaptatif. Bien que la vitamine C soit un puissant antioxydant qui protège l’organisme contre les défis oxydatifs endogènes et exogènes, il semble également que son action en tant que cofacteur de nombreuses enzymes biosynthétiques et régulatrices des gènes joue un rôle clé dans ses effets immunomodulateurs.
La vitamine C stimule la migration des neutrophiles (globules blancs qui détruisent les bactéries) vers le site de l’infection, améliore la phagocytose et la production d’oxydants, ainsi que la destruction microbienne. En même temps, elle protège les tissus de l’hôte contre les dommages excessifs en améliorant l’apoptose et l’élimination des neutrophiles par les macrophages, et en diminuant la nécrose des neutrophiles et la nétose.
Ainsi, il apparait clairement que la vitamine C est nécessaire au système immunitaire pour monter et maintenir une réponse adéquate contre les agents pathogènes, tout en évitant des dommages excessifs à l’hôte (1).
La vitamine C est importante pour la régénération des tissus en raison du rôle qu’elle joue dans la formation du collagène et de ses propriétés antioxydantes. La réparation et la régénération des tissus du corps sont influencées par la vitamine C. L’un des rôles essentiels de la vitamine C est la synthèse du tissu conjonctif, en particulier du collagène (70). Elle confère également une résistance à la traction au nouveau collagène formé qui, autrement, ne pourrait pas s’étirer sans se déchirer (70). De plus, la vitamine C est un antioxydant important qui peut éliminer et neutraliser les oxydants dans le corps avec effet particulièrement important dans l’épiderme.
Outre son rôle dans la synthèse du collagène, il existe également des preuves montrant que la vitamine C augmente la prolifération des fibroblastes dermiques, une fonction importante pour la cicatrisation des plaies (71). La vitamine C est consommée au cours de ces processus, il est donc probable qu’il y ait une augmentation du renouvellement au niveau des plaies, ce qui suggère qu’une supplémentation pourrait être bénéfique pour la cicatrisation.
De plus, l’inflammation accélère probablement la dégradation et la consommation de vitamine C ; l’inflammation est normalement présente au moins à un faible degré dans toutes les plaies, avec une inflammation croissante en cas d’infection. Dans la cicatrisation des plaies, une cicatrisation retardée et une cicatrisation sous-cutanée altérée sont associées à une carence en vitamine C (72).
L’état nutritionnel en macronutriments et en micronutriments est important pour la santé et l’apparence de la peau (74). La peau normale contient de fortes concentrations de vitamine C, avec des niveaux comparables à ceux des autres tissus corporels et bien supérieurs aux concentrations plasmatiques, ce qui suggère qu’elle s’accumule de façon active à partir de la circulation. La majeure partie de la vitamine C dans la peau semble se trouver dans les compartiments intracellulaires, avec des concentrations probablement de l’ordre du millimolaire.
Le scorbut, une maladie due à une carence en vitamine C, se caractérise par une fragilité cutanée, des saignements des gencives et des poils en tire-bouchon ainsi qu’une cicatrisation altérée des plaies (75–80).
Promotion de la formation de collagène : La vitamine C agit comme cofacteur des hydroxylases proline et lysine qui stabilisent la structure tertiaire de la molécule de collagène, et elle favorise également l’expression des gènes du collagène (81).
Production d’ARNm : La vitamine C stimule également la production d’ARNm de collagène par les fibroblastes (82–83).
Antioxydant : La vitamine C est un antioxydant puissant qui peut neutraliser et éliminer les oxydants, tels que ceux présents dans les polluants environnementaux ou après une exposition aux UV. Cette activité est particulièrement importante dans l’épiderme, où la vitamine C est concentrée. Elle fait partie d’un ensemble d’antioxydants comprenant les défenses enzymatiques (catalase, glutathion peroxydase, superoxyde dismutase) et non enzymatiques (vitamine E, glutathion, acide urique, caroténoïdes) (84–90).
Recyclage de la vitamine E : La vitamine C est particulièrement efficace pour réduire les dommages oxydatifs de la peau lorsqu’elle est utilisée avec la vitamine E (85,91). Elle permet de régénérer la vitamine E oxydée, recyclant efficacement ce piégeur de radicaux liposolubles et limitant les dégâts oxydatifs aux membranes cellulaires (92,93).
Cicatrisation des plaies : Parmi tous les effets de la vitamine C sur la peau, son impact sur la cicatrisation est le plus spectaculaire et reproductible. Ce phénomène est directement lié à son rôle de cofacteur dans la synthèse du collagène. Une mauvaise cicatrisation est un indicateur précoce de carence en vitamine C (94–95).
Inflammation cutanée : Le statut en vitamine C est souvent diminué chez les personnes souffrant d’inflammations cutanées, comme la dermatite atopique (96–98). Une étude a montré une corrélation inverse entre la vitamine C plasmatique et les taux de céramides dans l’épiderme. Or, la céramide, essentielle à la barrière cutanée, nécessite une enzyme (céramide synthase) pour sa synthèse, dont la vitamine C est cofacteur (99).
La vitamine C joue un rôle essentiel dans l’absorption intestinale du fer (non héminique, fer végétal) en raison de son effet chélateur et réducteur, favorisant la mobilisation du fer et l’absorption intestinale (100). Par conséquent, l’apport en vitamine C est important chez les patients souffrant de perte de cheveux associée à une carence en fer.
La vitamine C est abondante dans les légumes et fruits tels que :
- Les cynorhodons, groseilles, fraises, kiwis, oranges, citrons, pamplemousses
- Mais aussi la papaye, ananas, mangue
- Et parmi les fruits les plus concentrés : acérola, camu-camu, goyave, amla, prune de kakadu
⚠️ Attention : La vitamine C est une vitamine très sensible et peut être facilement dégradée par :
- Les traitements thermiques (cuisson, séchage)
- Le stockage prolongé
- Ou encore sa dégradation/inhibition par d’autres composants alimentaires
Ces facteurs peuvent réduire sa biodisponibilité dans les aliments (101).
Le persil, les variétés de chou, le brocoli, le chou-fleur, les poivrons, les navets et les pommes de terre sont des sources de vitamine C qui peuvent être consommées pour augmenter l’apport.
Toutefois, avant d’être consommés, les légumes sont généralement cuits à l’aide de traitements thermiques tels que la cuisson à la vapeur, le blanchiment, l’ébullition et le micro-ondes.
La cuisson altère la valeur nutritionnelle des légumes frais, notamment celle de la vitamine C.
Les ANC actuels sont de 110 mg pour les hommes et femmes et sont suffisants pour prévenir les carences en vitamine C et les maladies associées telles que le scorbut. Les symptômes du scorbut apparaissent généralement lorsque les niveaux de vitamine C sont inférieurs à 10 mg/jour pendant plusieurs semaines.
Certaines études suggèrent que des apports supérieurs aux ANC pourraient offrir des avantages supplémentaires pour la santé :
Fonction Immunitaire : Une méta-analyse a montré que des doses plus élevées de vitamine C peuvent réduire la durée et la sévérité des symptômes du rhume (102). Des apports de 200 mg/jour sont souvent cités comme optimaux pour soutenir la fonction immunitaire (103).
Stress Oxydatif et Maladies Chroniques : Des niveaux élevés de vitamine C ont été associés à une réduction du risque de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires et certains cancers, grâce à ses propriétés antioxydantes. Des études ont indiqué que des apports de 500 à 1000 mg/jour pourraient offrir des bénéfices protecteurs (104).
Santé de la Peau : La vitamine C est essentielle pour la synthèse du collagène, et des apports plus élevés peuvent favoriser une meilleure santé de la peau et une cicatrisation plus rapide des plaies. Des études cliniques ont utilisé des doses allant jusqu’à 1000 mg/jour pour évaluer ces effets avec de bons résultats (105).
Certaines populations peuvent avoir des besoins accrus en vitamine C :
- Fumeurs : En raison du stress oxydatif accru, les fumeurs bénéficient de doses supplémentaires de vitamine C. Des apports recommandés de 150 à 200 mg/jour ont été suggérés pour compenser les pertes accrues (106).
- Personnes âgées : Avec l’âge, l’absorption de la vitamine C peut diminuer, et des apports supérieurs à 120 mg/jour pourraient être bénéfiques pour cette population (107).
- Femmes enceintes et allaitantes : Selon l’ANSES, les besoins pour la femme enceinte sont de 120 mg, et pour la femme allaitante de 170 mg (108).
La littérature scientifique suggère que les ANC actuels en France sont suffisants pour prévenir les carences et les maladies associées. Cependant, des apports plus élevés pourraient offrir des avantages supplémentaires en termes de réduction du stress oxydatif, de soutien immunitaire et de protection contre les maladies chroniques.
Il est donc raisonnable de considérer des apports plus élevés dans certaines circonstances, bien que cela doive être personnalisé en fonction des besoins individuels et des conseils d’un professionnel de santé.
Les compléments alimentaires de vitamine C peuvent offrir divers avantages pour la santé, notamment en renforçant le système immunitaire, en aidant à la cicatrisation des plaies, et en agissant comme antioxydant pour réduire les dommages causés par les radicaux libres.
La vitamine C est également essentielle à la synthèse du collagène, une protéine clé pour la santé de la peau, des articulations et des vaisseaux sanguins.
Des études montrent que la supplémentation en vitamine C peut être particulièrement bénéfique pour les personnes dont les besoins sont plus élevés, comme :
- les fumeurs,
- les personnes âgées,
- ou celles ayant un régime alimentaire pauvre en fruits et légumes.
La vitamine C peut aussi améliorer l’absorption du fer non héminique (fer végétal), ce qui est utile pour les personnes souffrant d’anémie ou de pathologies liées à une carence en fer.
⚠️ Problème de Transformation : La teneur en vitamine C est souvent réduite lors des procédés de transformation industrielle, de stockage prolongé et de cuisson. Étant hydrosoluble et thermosensible, elle est facilement dégradée pendant la cuisson (notamment en cas d’ébullition ou de rôtissage).
Par exemple, une cuisson à haute température ou prolongée peut entraîner une perte de 40 à 60 % de vitamine C. Le stockage prolongé des fruits et légumes entraîne aussi une baisse significative de leur teneur en cette vitamine.
🔬 Innovation Nalencie : Un des inconvénients de la supplémentation en vitamine C réside dans sa forme galénique. Dans un contexte où les consommateurs recherchent des compléments d’origine naturelle, l’acérola apparaît comme un choix fréquent. Cependant, la majorité des suppléments d’acérola ne contient qu’une faible concentration en vitamine C (environ 10–15 %). Pour atteindre 100 % des apports journaliers recommandés, il faut consommer près de 1000 mg d’acérola, soit plusieurs gélules ou comprimés volumineux – ce qui nuit au confort d’utilisation.
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✅ Résultat : 1 seule gélule de 250 mg suffit pour couvrir 100 % des besoins journaliers. En plus, cette forme conserve l’ensemble des molécules bioactives du fruit, notamment les bioflavonoïdes, pour un effet synergique optimal.
⚠️ Important : La posologie de la vitamine C doit être adaptée aux besoins. En cas de pathologie spécifique, il est indispensable de consulter un professionnel de santé avant toute décision concernant la prise de supplément.
Les carences nutritionnelles chez les personnes âgées peuvent être à la fois un facteur et une conséquence de maladies aiguës et chroniques, et cela est particulièrement vrai pour la vitamine C, un nutriment qui soutient le système immunitaire (110).
De nombreuses études ont fait état d’un statut en vitamine C plus faible et d’une prévalence plus élevée de carence chez les personnes atteintes de diverses maladies aiguës et chroniques, y compris celles qui prévalent le plus chez les personnes âgées (111-113). De plus, un apport plus élevé en vitamine C a été associé à un vieillissement en bonne santé et à une réduction du risque de morbidité et de mortalité (114-115).
À ce jour, la France est le seul pays à avoir une catégorie de recommandation d’apport en vitamine C plus élevée pour les personnes âgées, avec une valeur de référence de 120 mg/jour pour les adultes âgés de 75 ans et plus.
📘 Conclusion d’une revue de littérature (116) :
Les personnes âgées institutionnalisées ont un statut en vitamine C plus faible et des besoins accrus, principalement en raison d’un faible apport alimentaire et/ou de maladies chroniques. Ces besoins peuvent être compensés par des aliments riches en vitamine C ou une supplémentation orale.
Il est impératif de mettre en place des interventions nutritionnelles adaptées pour assurer un apport optimal et favoriser un vieillissement en bonne santé.
Les études de supplémentation (Murata et al. 117) montrent qu’un apport supplémentaire de 250 mg/jour aide à restaurer les taux plasmatiques adéquats chez les personnes âgées chroniquement malades.
⚠️ Après l’arrêt de la supplémentation, les concentrations redescendent rapidement en une semaine : une prise continue est donc nécessaire chez ces patients.
- La pollution affecte le statut en vitamine C (fumée = augmentation du stress oxydatif)
- Les aliments sont appauvris en vitamine C lors du stockage
- La cuisson provoque une perte importante de vitamine C
- Les besoins sont augmentés proportionnellement au poids corporel
- Les besoins sont accrus chez les fumeurs, les femmes enceintes et les personnes âgées
Dans les milieux à revenu élevé, les femmes semblent avoir un statut en vitamine C plus élevé et une prévalence de carence plus faible que les hommes [120]. Selon McCall et al. [121], les hommes britanniques ont un rapport de risque de carence quatre fois supérieur à celui des femmes (Tableau 4).
La différence de statut en vitamine C entre les hommes et les femmes serait en partie le résultat d’un effet de dilution volumétrique dû à la masse maigre plus élevée des hommes.
📏 Dosage optimal
La prise idéale se situe entre 100 à 200 mg de vitamine C. La biodisponibilité est optimale jusqu’à 200 mg en dose unique.
Au-delà, l’absorption diminue fortement : environ 50 % pour 1000 mg, et seulement 33 % pour 1250 mg, avec une variabilité individuelle. La saturation plasmatique est atteinte à 1000 mg/jour (118).
🕐 Prise fractionnée
Il est recommandé de fractionner la prise en plusieurs doses de 100–200 mg pour une meilleure absorption et efficacité.
❤️ Effets cardiovasculaires
Une étude observationnelle (119) met en évidence une relation inverse entre le taux de vitamine C et le risque de maladies cardiovasculaires. Le bénéfice maximal est observé jusqu’à 700 mg/jour.
📚 Ce que dit la littérature
Des apports jusqu’à 1000 mg/jour peuvent avoir un intérêt, notamment chez les personnes avec un statut en vitamine C faible.
Au-delà, aucun bénéfice préventif supplémentaire n’a été démontré, sauf en cas d’infection ou d’inflammation aiguë qui épuisent les réserves.
✅ Recommandation générale
Une consommation journalière de 200–400 mg est généralement suffisante pour un adulte en bonne santé.
Des doses jusqu’à 1000 mg/jour peuvent être justifiées en cas de cicatrisation active, infection, ou saignement des gencives.
🧬 Apport en nutriments dans l’épiderme
L’épiderme est un environnement particulièrement hostile pour l’apport de nutriments, car il ne possède pas de vaisseaux sanguins.
L’apport dépend donc de la diffusion passive depuis le derme vascularisé [122]. Cela limite fortement l’accès aux couches les plus superficielles.
De plus, la barrière cutanée, constituée de liaisons lipides/protéines, ralentit la diffusion des liquides extracellulaires. Résultat :
les cellules des couches externes de la peau reçoivent peu de soutien nutritionnel.
🧪 Transport de la vitamine C
La vitamine C pénètre les cellules cutanées via les protéines de transport SVCT1 et SVCT2. Le flux des nutriments s’effectue
depuis les vaisseaux sanguins du derme vers l’épiderme. Les flèches rouges dans les schémas scientifiques
illustrent souvent ce flux directionnel.
Si l’on souhaite cibler la peau via une application topique, la couche cornée représente un obstacle majeur.
Seules certaines molécules non chargées et liposolubles peuvent traverser partiellement cette barrière.
En revanche, les couches profondes de la peau (notamment le derme) sont bien mieux nourries par les nutriments transportés via la circulation sanguine [123–124].
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